Kimi Wa Pet, la vieille review qui pue

Contexte : on est en janvier 2007 et j’assume pas bien que j’aime les shojo (mais quand même mieux que quand je lisais du Clamp en cachette en 2003). J’essaye de faire une review badass de mes tomes de Kimi Wa Pet, série que je n’ai toujours pas fini d’acheter dix ans plus tard, d’ailleurs. Comme tous ces vieux articles, j’ai annoté en gras avec mon regard méprisant de dix ans plus tard.

Otacoucou !

Comme je suis devenu une Cybernunuche, c’est parait-il officiel, je vais faire la review d’un bon vieux Shojo des familles.
Eh ouais les amis. Un Shojo. Avec des décors éthérés, des garçons effeminés, des histoires d’@mour et des yeux globuleux (lol, non). Ca tordra le coup à la légende qui veut que je fasse que lire des mangas de Naoki Urasawa ou des adaptations de RPG comme Suikoden ou Atelier Marie&Elie*.(toujours fidèle à Urasawa depuis presque 20 ans, un peu moins versé dans les mauvaises adaptations de JRPG)

Donc je vais vous parler de Kimi Wa Pet, de Yayoi Ogawa.

Alors à première vue, Kimi Wa Pet est un Shojo moche, aux personnages maigres et effrayants, dont on a vaguement l’impression, en voyant leurs grosses lèvres et leurs yeux globuleux, qu’ils sont en train de Charger Leur Laser. L’histoire, basiquement racontée, tient de la grosse nunucherie bien classique : une femme d’affaire dure mais sensible se lie d’amitié et d’affection avec un jeune homme plus jeune et efféminé. Ils se mettent alors à vivre ensemble et nouent une relation ambige et bla et bla et bla.
Qu’est-ce que je suis allé foutre à lire un truc pareil moi ?
Bon. En fait, le concept est un peu plus amusant que ça. Pourquoi ? Parce que l’héroïne, en fait de se mettre en colocation avec un jeune éphèbe, le trouve en fait en train de traîner dans un carton devant chez elle et lui offre le gîte et le couvert en échange d’un statut d’animal domestique. Je répète : C’EST L’HISTOIRE D’UNE FILLE QUI ADOPTE UN CLODO ET SE MET A LE TRAITER COMME SON CHIEN (pitch que je n’ai pas cessé de trouver époustouflant dix ans plus tard). Et bien entendu, au fil des chapitres, la zoophilie rôde de plus en plus près de leur relation ultra-ambigue de maîtresse-toutou.

Bon, le pitch étant étrangement original -et malsain-, le contenu est lui aussi assez intéressant. La relation entre les deux personnages principaux parvient à être vraiment touchante, de même quelques réflexions de « Momo » (nom de chien du héros) qui explique à chaque début de chapitre qu’il essaye d’être un bon toutou. Et mis a part quelques scènes ou le héros vit effectivement sa petite vie d’adolescent en dehors de l’appartement, on pourrait effectivement quasiment à chaque planche le remplacer par un chien parlant tant leur relation tient bien du Maîtresse-Chienchien.
Cela semble ultra giga glauque, et pourtant à aucun moment, on ne tombe dans la crétinerie, le gore ou l’immoral. Les deux personnages arrivent à rendre ce pitch bizzaroïde touchant et attachant, et même si on sait tous plus ou moins comment ca finira (je n’ai lu que deux tomes mais bon, ça va j’ai déjà compris que *bruit de revolver* (ouais ben je sais pas encore comment ça finit, finalement)), ça reste une lecture rafraîchissante, et, j’ose, sentimentalement intelligente.
Mais pour rentrer dedans, le lecteur aura malheureusement trois barrières à franchir :
– Une traduction complètement lame (ont été coupées ici des private jokes), avec des adaptations de blagues sans queue ni tête, des traductions de prix (HAHA C’EST DES JAPONAIS ET ILS PAYENT EN EUROS LOLOLOL) plutôt que des notes en bas de pages, quelques fautes et autres bizarreries…
– Un sujet assez difficile à aborder au départ (c’est quand même un pitch assez déstabilisant, il faut vraiment passer le cap des les deux trois premiers chapitres avant de sentir le malaise passer)
– La laideur invraisemblable (non en fait j’ai quand même vu pire) des dessins
> analyse_kimi_wa_pet_T04
« Imma… ! »

P.S : Il semble qu’il existe un film ou je sais pas quoi (vrai journalisme d’investigation). Renseignez vous vous même, je m’en fiche. Hahahaez.

1169396841701

* Vous pouvez rire. Je suis blindé. J’assume.

(c’est tout ?)

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