Captain Novolin (double review de février 2008)

Je ne sais plus si c’était à cause d’une insomnie ou autre, mais en janvier 2008 -située au tout début de la pire période de ma vie toute catégorie confondue, j’appelle ça le Dark Age of Zali-, j’ai écrit deux textes interminables sur Captain Novolin. Je vous les colle ici, un peu triturés en gras pour modifier les passages que j’assume plus.
Embarquez dans un voyage de 3000 mots, et sautez directement à la deuxième partie si ma tentative ratée et maladroite d’explication sur plein de trucs vous semble trop pénible.

PART 1 : CAPTAIN NOVOLIN, INITIATION A LA DIALECTIQUE DIABETIQUE

Il faut que je vous parle de Captain Novolin

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« Un jeu d’action-aventure à propos du Diabète. »

Simplement, je ne peux décemment pas commencer cet article par une review. Ca serait trop d’un seul coup, comme se faire dans la même soirée Le Furher en Folie et Brazilian Star Wars(ouais alors si y’a des liens qui marchent plus en 2016 je vais pas m’amuser à triturer dedans par contre, vous êtes grands)

Nous devons établir quelques points de réflexion et quelques remarques pour aborder ce qui va s’avérer être un des plus grands moments de notre vie de gamer emulo-nostalgique.

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Bien sur que oui je refait le coup de l’article avec des pics unrelated…

1) Tout ce que vous allez lire est authentique
Je ne suis pas de cette sorte de bloggeur qui réécrit la réalité ou réinvente la vie rêvée des internets. Je garantis utiliser une charte déontologique complète dans l’exercice de ma qualité d’auteur. Je peux même pousser elvis jusqu’à utiliser une expression aussi profondément vide de sens que police d’authenticité. Aucune information ne sera donc truquée quand à ce que je pourrais affirmer ou montrer sur Captain Novolin, et je vous prie de croire que je suis au service du public.

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2) Il convient de revenir à une vérité première : se moquer des malades, c’est drôle
La maladie est une déchéance. Surtout les maladies graves et incurables. On peut se moquer du cancer, car c’est un sujet grave (et donc ridicule), mais un rhume, lui on ne s’en moque guère, c’est une maladie en soi ridicule (et donc pas besoin d’en rajouter, tartiner de la cocasserie sur quelque chose manquant de potentiel est une véritable fabrique à échec).
Le diabète est parfois génétique, parfois causé par le fait que vos glandes vous forcent à vous gaver de crème chantilly et de bière pendant la meilleure partie de votre vie.  C’est quelqu’un qui a pas mal de problèmes génétique qui vous l’affirme : le diabète, c’est RIDICULE (étrangement, je maintiens 9 ans plus tard que tout ce qui est tragique a une dimension ridicule, même si je n’écrirai plus ça comme ça, mais j’aime les gens qui sont capable de rire du bourreau qui tient leur hache, déconnez pas si un jour on me condamne au bûcher j’ai déjà mes punchlines). C’est une maladie qui vous force à avoir des bras de junkie, une alimentation de moine gyrovague, ça vous empêche de faire la fiesta, et en plus, souvent, vous êtes gros, pénible aveugle et amputé. Les diabétiques peuvent mourir en mangeant un cookie, et c’est tout a fait ridicule.
Toute affirmation du contraire ne serait que de la nunucherie infondée.

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3) A ceux que ça perturberait quand même
« On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui. » Cette phrase n’a bien entendu aucun sens dans le cadre de n’importe quelle publication accessible à tous (contre des deniers ou non) puisque notre stupide système démocratique permet à tout le monde de consulter n’importe quoi. (et puis pour rappel, cette phrase est issue d’un contexte particulier, je vous laisse vous documenter sur l’anecdote)
Il est malheureux pour les esprits chagrins que L meurt dans Death Note, lol mon blog n’ait pas été estampillé « -18 ans et esprits cuculs, GTFO », mais bon, c’est comme ça, par définition, VOUS ETES N’IMPORTE QUI. (les polices de caractères se barrent en couille, c’est triste mais c’est comme ça)
De deux choses l’une : ou vous êtes un lecteur fidèle, ou vous êtes là par hasard.
Si vous êtes un lecteur fidèle, alors c’est que vous devez aimer ça, et vous avez certainement remarqué que j’ai un humour de mauvais goût qui m’aurait peut-être conduit en prison s’il existait une police (d’authenticité) de l’Internet, en vertu de mes probables insultes à des tas de minorités (nb : c’était avant Twitter). Vous avez aussi certainement rit DE et non pas AVEC les individus qui tapent « coloriage de tous les catcheurs » ou « amoureux des couches en plastique » pour arriver ici. Vous avez sans doute conscience que vous vous êtes donc gaussé de gens en profonde détresse émotionnelle, affective, voire d’handicapés légers. Oui, vous avez ri d’handicapés. De votre voisin de 45 ans, puceau tordu silencieux qui n’attendais qu’un ami et faute de l’avoir trouvé se tire la nouille sur des vidéosd’Amel Bent en train de faire de l’aquagym. Alors bon, vous pouvez bien rigoler un peu des diabétiques, merde.
Si vous êtes là par hasard et que le contenu vous pose un problème, bah dans un sens, ça tombe bien, l’absence de relation formelle entre nous (j’ai votre ip je sais de vous énormément de choses, mais je ne vous connais pas vous, vos peines, vos espoirs et votre façon de vous habiller en petite fille le premier samedi du mois en allant dans des saunas pour hommes) nous oblige presque contractuellement à ne strictement rien en avoir à faire l’un de l’autre.
Si vous pensez que « vous ne pouvez pas me laisser dire ça » d’une manière ou d’une autre, vous avez déjà perdu. Votre échec est même plus que complet : vous serez celui qui se mêle de tout, le redresseur de torts immonde toujours prompt à masquer sa propre volonté de gidouille pour dénoncer celle des autres. Vous serez celui qui, loin de s’en prendre à une institution, partira à la chasse aux sorcière persuadé que l’Internet serait mieux s’il pensait comme vous.
Dans tous les cas, vous ne pourrez que trouver mon article génial ou partir, le reste ne serait qu’un concentré d’échec massif(ce que je veux dire, c’est que bon, se moquer des malades, c’est rigolo si c’est fait avec tact. Je ne garantis pas d’en avoir, voilà, déso à moitié déso)

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kawaïi, sexy, lulz, tout ça. (ouer j’avais mis des images sexy pour maintenir l’attention du lecteur dans un texte trop long, j’aurais du postuler à Gameblog quand j’avais une petite notoriété. Notez quand même mon kink pour les succubes et autres démones, déjà bien en place)

4) Le capitalisme débridé a du bon
Jeune, tu es persuadé que Che Guevarra est funky et que le capital pue. Pourtant, l’ultralibéralisme poussé dans ses retranchements les plus fous est un gigantesque potentiel à une franche et massive rigolade. Un trader fou qui pète les plombs, par exemple, certes. Mais aussi des anarchistes de droites qui appellent à voter Bayrou, des agoristes, des libertariens. l’Angleterre qui renationalise des banques. Les deux tours. La Carlyle qui rachète la Villa Medicis, les nanars turcs. Les Nanars turcs, vous savez ceux qui sont tellement persuadés du côtés totalement débridé du marché qu’ils repompaient allègrement les images et les musiques des blockbusters hollywoodiens. « Je ne fais parce que je peux (t’as un avocat dans mon pays, connard ?) et parce que ça va me rapporter du pèze » ! Voilà qui surpasse de loin ce médiocre « capitalisme » qui ne consiste qu’à s’enrichir mollement sur le dos de la populace. Le libéralisme débridé qui dérègle tout dans un chaos à peu près complet amène des comportements autrement plus épiques. Et dans ces comportements délirants, celui des compagnies pharmaceutiques sont sans doute proches du paroxisme. (ça sera pire dans dix ans, mon garçon)
Sans libéralisme fou furieux qui a poussé un vendeur d’insuline à se lancer dans la  production d’un jeu, je serais certainement en train de relever mes mot-clés comme n’importe quel idiot du Internet.

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captain nintendo à la rescousse

5) Pourquoi tester Captain Novolin ?

A l’évidence, personne n’y jouera jamais, personne ne se jettera sur son émulateur ou pire sur sa vieille snes poussiéreuse pour vérifier que ma parole est d’or. Pourquoi parler d’un film dont on sait que
1) toutes les copies ont disparu
2) tout le monde s’en fout

Eh bien je l’affirme, pour faire de l’Internet ce qu’il a toujours été et n’aurait jamais du cesser d’être : quelque chose voué à l’inutilité. Internet ne sert à rien. Si : à numériser la recherche et à faire de ce fait vendre à un prix tout à fait scandaleux la documentation scientifiques aux universités. Tout le reste marchait très bien avant (Myspace, c’était le café concert du coin, les mails c’était la poste, et MSN c’était de parler à ses voisins ou téléphoner. Les blogs c’était des tags ou des journaux intimes).
Cependant, attention : l’inutile est toujours NÉCESSAIRE ! C’est l’Inutile qui remplit les souvenirs, les conversations, les images, les références culturelles et les étagères. On devrait vouer un CULTE à l’Inutile. Enlever l’inutile d’un appartement, il ne resterait que la nourriture, le lit et la télévision (pour assurer la paix sociale). Internet a révolutionné la vie parce qu’il a démultiplié à l’infini le potentiel d’inutilité de l’humanité.
Il faut faire VIVRE cette inutilité. Il faut inventer un web 3.0 avec encore plus de « buzz » de « lol » et de « communautaire » (non il ne faut pas faire ça c’est une très mauvaise idée prophète de malheur tu n’imagines pas où ça va nous mener dans quelques années, TOUT INTERNET EST COMME CA MAINTENANT ce n’est pas bien). Il faut des bases de données géantes d’articles jamais lu sur des sujets jamais explorés par des gens dont on ne sait rien. Il faut de l’invérifiable, de l’oublié, du mauvais, du mal compressé, du mal écrit, des batailles vaines et des références obscures. Des Centaines de milliards de Teraoctets de Pop-Ups et de Spywares. Parce que chaque humain à maintenant possibilité d’ajouter une pierre à l’édifice de vanité de la civilisation terrestre. Mon article sur Captain Novolin ne servira jamais à rien ni à personne, mais il existera, et sera donc infiniment plus utile que toutes les bonnes idées qui resteront à l’idée de potentiel à jamais (paix dans le monde, vaccin universel, Sarkozy se reconvertissant en pétomane, cloner Jacques Brel…).

martin

Alors là c’était encore une image de succube, mais je me sentais pas très à l’aise de la laisser alors j’ai mis cette blague qui me fait rire car je la trouve drôle à la place.

6) Trop long, pas lu
Voir point 3. Cependant j’ai saupoudré cet article d’images sexy ou mignonnes ou drôles ou merdiques pour faire genre (pour faire genre quoi je me demande). Si vos yeux ont parcouru cet article de bout en bout, j’ai accompli ma mission : vous avez prêté plus d’attention à mon blog qu’à n’importe quel lecteur d’une page de Wikipedia.
Je gagne donc énormément d’Internet.
Et demain, c’est vous qui gagnez, avec le test de Captain Novolin. fuck yeah.

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PART 2 : CAPTAIN NOVOLIN LE TEST

Captain Novolin donc : un jeu d’action aventure a propos du diabète. Toute les objections que vous pourriez avoir seront retranscrite dans le post précédent.

Introduction

Captain Novolin n’est pas un personnage de jeu comme les autres. Premièrement, le simple visuel des screenshots attenants vous convaincra qu’il est BEAUCOUP PLUS LAID que la plupart des autres personnages de jeu. Vraiment. Ensuite, son jeu n’est pas un jeu comme les autres, puisque c’est à ma connaissance une double exception :
1) C’est un jeu norvégien.
2) C’est un jeu conçu par les tordus d’un laboratoire pharamceutique, Novo Nordisk, et réalisé par un obscur studio de Salt Lake City spécialisé dans les jeux de sports et les Mortal Combats.
Je précise par avance que ces derniers ne se sont pas TROP foulés.
Novo Nordisk, producteur du merveilleux Novolin, marque d’insuline dont vous n’avez jamais entendu parler si vous mangez des légumes au lieu de gâteaux arrosés à la bière, décida donc un jour de se lancer dans la fabuleuse production d’un jeu vidéo promotionnel autour du thème du diabète. On imagine les OD de médicaments qui ont pu conduire au lamentable résultat que fut Captain Novolin. En fait, non, gardons ça pour les cauchemars de notre subconscient.

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let’s fight diabetes, fuck yeah

L’histoire

Captain Novolin est un super héros. Il a le diabète. ET C’EST TOUT. Il doit traverser une journée, agressé par des hordes d’aliments sucrés et anthropomorphiques bien décidés à le fair mourir de sa maladie.
Heureusement, Captain Novolin est aidé dans sa quête par d’immondes médecin pixelisés à la syntaxe incertaine qui lui expliquent ce qu’un héros diabétique comme lui à le droit de manger à chaque repas. Du buerre, une verre de lait, autant d’items disséminés dans les différents tableaux que Captain Novolin devra consommer, mais avec modération.

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Attends, quoi ?

Au passage, d’après ces médecins, les diabétiques ont littéralement le droit de s’empiffrer de repas gargantuesque, je pense que si je mangeais autant que ce qu’ils prescrivent, je serais devenu diabétique. OH SHI- je viens de comprendre le truc.

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Oui cher lecteur tu lis bien : du « buerre avec du rôtie », des céréales des bananes, du lait une pomme et des toasts, et ça rien que sur la période 8H-12H !!!

Graphismes et trucs genré réalisation générale et bande son.
Dantesques. Au placard Assassin’s Creed, adieu Oblivion, va mourir Final Fantasy XIV, absolument chaque pixel de Captain Novolin resplendit d’un charisme absolument démentiel. Les médecins, figures paternelles et divines géantes envahissant l’écran et l’emplissent comme des icônes touchées par la grace.
Notre héros est un modèle d’expression, de perspective et de juste proportion, son costume transpire le sexe torride et il est évident que toute une génération de gamer s’en est inspiré pour ses moeurs, ce qui explique que huit années plus tard commençait le 21è siècle qui est, comme chacun sait, celui de la victoire et du Dieu.
Je passe volontiers sur la Bande son, il ne faut pas se moquer des handicapés*

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Turbo lol : quand il est touché -ici par un donut à ressort-, notre héros se tient le ventre l’air coquin, histoire de dire qu’il s’est bien gavé de sucre comme un porc.

Gameplay
Captain Novolin Ose. Il ose fort, en inventant un mouvement entre le surréalisme et le situationisme vidéoludique : celui du GAMEPLAY SANS GAMEPLAY ! En effet, ce soft ne concède au joueur qu’un seul et unique bouton : le saut ! et tous les tableaux étant linéaires de gauche à droite, il réussit l’exploit de ne faire appyer le joueur que sur deux boutons. Même à l’époque de la NES, la chose eut été un exploit.
Ensuite, il faut dire et redire que ce jeu ne prend pas le joueur pour un idiot ! Au contraire, il le prend même pour un putain de mutant. Tout d’abord puisqu’à chaque tableau il faut que le joueur retienne ce qu’il a le droit de bouffer ou pas. Ensuite parce que ce jeu est un des plus DIFFICILES auquel j’ai pu jouer de toute ma vie.

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Non, il n’est pas en train de faire caca sur cette boîte de céréales aux grosse guiboles.

Tout d’abord, il faut bien dire que Captain Novolin est un super héros conceptuel -et diabétique, c’est encore pire que tout ce qu’a pu avoir Iron Man-, puisqu’il n’a pas le moindre super pouvoir. En fait, il n’a même pas de pouvoir normaux puisque tout ce qu’il sait faire pour éviter les attaques des aliments sucrés est sauter. Et pas sauter très haut : juste au dessus des aliments.
lesdits aliments ayant une trajectoire et une vitesse tout a fait imprévisible, Captain Novolin est, de fait, totalement impossible à finir. Des divers avis recueillis sur le Net, même en trichant comme un porc avec l’émulateur, il n’est pas techniquement possible de finir Captain Novolin sans se faire toucher. Je ne parlerais pas de difficulté mal dosée, mais plutôt de leçon infligée à l’ego du joueur trop habitué à avoir le droit de finir les jeux qu’il achète.

Philosophie et conclusion
Plus largement, Captain Novolin, un type pouvant mourir pour avoir ramassé un item figurant une pomme, nous apprend que le diabète est incontrôlable. D’énormes têtes simiesques de médecins pédagogues n’y feront rien : on ne peut jamais éviter les gros beignets volants saturés de mauvais glucose.
Captain Novolin est un jeu extrêmement noir : il nous apprend qu’un héros diabétique ne sauve pas le monde. Il ne combat pas le mal. Il se fait simplement tuer par des gâteaux hargneux en essayant de traverser sa journée. Dilemme kafkaïen du malade broyé par un système plus fort que lui : il DOIT avancer pour se rendre je ne sais où (j’ai pas fini le jeu), mais s’il avance, il est voué à la mort ! Et les médecins ne lui viennent pas en aide, ne l’amputent même pas, ne le traitent pas pour son diabète ! Il faut se contenter d’un écran de game over. Captain Novolin rappelle que le diabète est mortel dans 100% des cas, pire que l’ebola.
On peut sans crainte affirmer que dès lors, Captain Novolin n’est pas un jeu de prévention sur le diabète, mais plutôt un avis aux diabétiques pour leur annoncer leur mort prochaine.
Quel serait l’échappatoire ? Je ne saurais trop dire. Il faudrait, sans doute, s’en remettre à la science, et par là j’entends Novo Nordisk.
Peut-être que si on confiait le pouvoir à cette merveilleuse société, nous pourrions enfin vivre dans l’amour, la joie et la bonne santé, préservé des attaques des pet-de-nonnes tueurs.


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ci-git Captain Novolin, victime d’une crise de diabète foudroyante à 12H15 au milieu des poubelles. (Winamp 102.François Péruss…)

* Je singe terry Pratchett pour le coup : « Il n’y a pas d’incohérences d’un article à l’autre, simplement des passés divergents. »

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