L’Agence (review BD de 2008)

Contexte : on est en 2008, je fais mon stage de fin d’étude dans une bibliothèque de la banlieue de Nancy ou je souffre d’un léger bore-out (le conservateur, par morgue ridicule, tient à employer 4 stagiaires par an à pas faire grand-chose). J’étais surtout employé à faire des stats et des camemberts qui pointaient des évidences, 16/20, merci y’a pas de quoi je me suis pas foulé.
Mais du coup, je lisais plein de trucs que j’aurais jamais touché sinon. Comme avec toutes les vieilles reviews retrouvés, si j’ai des annotations, c’est en gras

By Jove, Holly Blood !

L’avantage d’être coincé tous les midis dans une bibliothèque, c’est d’avoir accès à un tas de trucs que j’aurais jamais ouvert sinon.
Par exemple, Témoignage Chrétien. Moi, Zali L. Falcam, j’ai l’occasion de lire Témoignage Chrétien. Et de ne pas aimer ça. (aucun souvenir)

Bien, oui, parce qu’il faut pas déconner non plus. C’est pas parce que je paye pas que ça devient bien. Ceci dit, l’enfer est pavé de navets, c’est pour ça que le diable à bonne mine. Y mange ses 5 fruits et légumes. (ah, on avait déjà le manger-bouger en 2008 ? Dans ma tête c’est bien ultérieur, comme quoi faut relire ses vieux bidules).
Ce qui est assez amusant aussi, c’est les BD. Mais en fait, là je repousse le moment ou je vais vous parler du machin.

Non, parce que faut savoir un truc. La BD, j’adore ça. Vraiment. Je sais, je sais, je parle que de mangas et de machins alternatifs qui ont des noms de collection cool parce que Lewis Trondheim il est top à la mode de la création. (wow références so 2008)
Mais la BD classique au sens papa maman, j’adore ça aussi. Les trucs gagesques genre Femme en Blanc, j’avale ça sans souci (avec modération, mais je lis toujours Spirou une fois de temps en temps). Les Blake et Mortimer aussi. Les trucs sociétaux, policiers, historiques, si c’est réussi, pas de problème. (en vérité je m’y connais pas tant que ça)
Allez, une liste de trucs que j’adore et qui sont mortellement classiques : Léonard, Gaston Lagaffe, XIII, Largo Winch, Soda, Spirou, Thorgal et j’en passe. (ma tête quand la plupart de ces séries ne sont pas mortes et ont été reprises par d’autres gens)
Vous remarquerez que Tanguy et Laverdure ne sont pas de la partie. Parce qu’il y a une frange du monde de la BD que je ne supporte pas : les machins moralisateurs, approximatifs, patriotiques pseudo cool avec des personnages-playmobils qui parlent dans la BD comme personne n’a jamais parlé en vrai.
Ça fait une catégorie au nom très long, mais qui regroupe un nombre incalculable de titres francophones. (et je ne supporte toujours pas ça alors que je suis vieux)

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L’agence est moralisateur. De gentils agents intergouvernementaux cherchent des toiles volées par des nazis et recelées par de méchants russes arabes (je résume en gros). A la fin les gentils gagnent, l’art est sauvé et l’ordre mondial triomphe, c’est assez nauséabond. (oui hein c’était 2008 le mot nauséabond c’était encore possible, je crois)

L’agence est approximatif. Dans l’intrigue (???) on passe sans arrêt du coq à l’âne, on a jamais ni tenant ni aboutissant, les ellipses et les flash back sont horriblement gérés, et les deii ex machina se bousculent au portillon ( Tome 2 : Saddam Hussein à dos de chameau se pointe dans le désert pour mettre le dawa !)
L’agence est patriotique : L’ordre mondial (américain) veille, ne vous en faites pas. Toute ethnie est résumée à un seul trait (coréen = geek, russe = pute, orientale = danse du ventre, moscovite = pute, allemand = nazi, français = charmeur, anglais = jamez bond, italien = costume à rayure et bien sûr, femme d’europe de l’est = pute). La caricature du monde est poussée dans ses retranchements les plus insoupçonnés.
L’agence est pseudo-cool. WOW LOLOLOL le coréen met les pieds sur la table en jouant à un jeu Star Wars. MDRMDR l’orientale a une robe fendue. Zomg.
L’agence est playmobil. Les personnages ont tous le tétanos, leurs actions semblent ne jamais se décomposer, et il ne manque que la main qui place leur membres rigides dans des positions improbables (lol google ranking) pour briser la magie de cette sinistre maison de poupée.
L’agence a des dialogues qui font plus que friser le ridicule : ils prennent le ridicule, ils l’aspergent de trois cent litres de shampoing spécial cheveux bouclés, lui soudent des bigoudis sur le crâne et lui font la plus grande coupe afro de la galaxie. Nous sommes dans les années 2000 et pourtant, les personnages de l’agence disent « By Jove » « Mamma Mia » et « Bon sang » (ça dépend de leur pays d’origine). Même pas pour rire. « By Jove, je suis touché » (à l’épaule, bien sûr.)

Je ne recommande pas avec une lecture poussée de ce chef d’oeuvre de la BD d’action (française, lololol je fais un point godwin mais en vrai, l’agence n’est pas du tout nauséabond comme j’ai pu le laisser entendre avec ma mauvaise foi habituelle. C’est juste extrêmement nul) (ah ben si en fait, déjà à l’époque j’assumais plus trop d’utiliser le terme).

Quand à me souvenir pourquoi j’ai eu le besoin de hate-trasher ça dans une review, je n’en ai aucun souvenir, pas plus que j’ai le moindre souvenir d’avoir lu cette BD, sans doute sans une pause déjeuner ?

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