Japanime été 2016 : Bilan du Mois (2)

Les roses sont rouges
Le boudin est rance
Il faut que je me bouge
C’est la fin des vacances.

Eh oui, trois semaines à ne quasiment pas toucher un clavier, c’était un choix résolu pour faire une vraie coupure. Je suis parti visiter tout un tas d’endroits en France, équipé d’une bonne grosse dose bien phat d’animés à regarder, ce que je n’ai pas manqué de faire. Mon bilan de juillet se trouve d’ailleurs ici.

Tout ceci risque d’être un peu longuet. Tant pis les amis. C’était comme ça, avant Twitter 😦
Du coup je vais organiser ça comme l’autre fois : d’abord les vieux animés, ensuite les animés semi-récents, enfin les animés de la saison, et enfin la poubelle des trucs entamés le mois dernier que j’ai pas regardé jusqu’au bout.

Les trucs que j’ai vu depuis un mois et qui ont aucun rapport avec la saison en cours.

Another

Another

Moi et Another, on est actuellement « It’s Complicated ». D’un côté, ça fait longtemps que j’ai pas regardé un animé d’horreur et en principe j’adore l’horreur, et puis là y’a tout ce qui faut pour me plaire : une histoire bien glauque de fille morte dans une classe où tout le monde fait comme si elle est encore vivante, des poupées démoniaques, des apparitions atroces, des morts hideuses, une ambiance plombante et OH MON DIEU IL FAUT QUAND MÊME BIEN ADMETTRE QUE C’EST CHIANT COMME UN PHOQUE MORT.
Comme d’hab avec P.A Works, mettre du rythme dans l’intrigue ça a pas l’air facile-facile (ça marche bien quand ils font de la tranche de vie), et là c’est vraiment tellement du malaise en diapositive avec des gros plans interminables sur des personnages effrayants qui disent des trucs mystérieux pendant plein de minutes, houlala mais BOUGEZ-VOUS y’a des fantômes et des meurtres dans votre lycée, ça devrait vous remuer un peu plus quand-même.
Pour ce que j’ai vu d’Another (environ un tiers), on bute sur un énorme problème d’équilibre entre l’intrigue (sympa), l’ambiance (sympa) et la NARRATION (catastrophique).

Himouto! Umaru-chan, aka My Two-Faced Little Sister, aka Retarded Switch Girl

Himouto! Umaru-chan

Ma petite soeur ne peut pas gnagnignagna, épisode 156651898437. Pays d’enfants unique à la noix. Donc cette fois-ci, on a une oniichan assez infect qui est parfaite le jour et absolument infecte chez elle, où elle vit avec son frère en le traitant comme un esclave et en se gavant de coca et de sucreries en passant la nuit sur des MEUPROGS.
Le principal ressort comique c’est qu’elle fait ça en passant en mode SD et en enfilant un pyjama hamster. La souffrance du grand-frère, qui s’occupe de tout dans la maison et est privé de sommeil parce que Umaru veut qu’on s’occupe d’elle est l’autre réservoir de blagues.
Je suis plié en deux à chaque seconde. Ha. Ha. Ha. *lent slowclap en faisant attention à ne pas faire de bruit*
Tout n’est pas si mauvais que je le décris, c’est juste moi qui sature de ce genre de conneries. En tant que pur animé de comédie, ça fonctionne correctement, c’est pêchu, et comme tout est cliché à mort (mais vraiment à mort), on sait d’avance quand et comment on va rire, c’est le confort d’enfiler de vieilles pantoufles pourries.
J’adore l’opening, et je continue à regarder l’animé à cause de ça, donc c’est un peu moi, cette vieille pantoufle dont je parle (du même studio, on préférera l’excellent gekkan shoujo Nozaki-kun).

Katanagatari

Katanagatari

Ah, voilà un animé de 2010 un peu spécial : les épisodes durent 50 minutes, et ont été diffusé avec un mois d’intervalle chacun (un par mois de l’année*). Adapté d’une série de LN qui a l’air bien cool, ça nous raconte l’histoire médiévalo-japonaise d’un fils de samourai rebelle exilé sur une île qui vient se faire débaucher par une jeune stratège qui cherchent à réunir des sabres qui servent de prétexte à faire voyager le duo et à faire des bagarres contre des gens aux pouvoirs pétés. Particularité : le héros est issu d’un clan qui pratique le combat sans arme, et utilise donc des techniques qui considèrent que le corps entier est une épée.
A partir de là, c’est parti : univers coloré à la direction artistique flamboyante, bastons surréalistes, magie, trahison, combats impossibles, intrigues farfelues (dans le meilleur sens du terme), et surtout baston assez ouf visuellement. Probablement le plus bel animé du discret studio White Fox, capable du meilleur comme du pire en matière esthétique, comparez Steins Gate et Jormungand. C’est un grand oui -dit-il en jugeant sur un seul épisode-.
* il y en a donc douze. é ui

Nanatsu no Taizai aka The Seven Deadly Sins aka AWWWW LE COCHON QUI PARLE

Nanatsu no Taizai

Je vais pas en parler beaucoup parce que j’ai vu qu’un épisode, mais mes quelques impressions :
-> Les twists du début se voient depuis l’espace.
-> Osef c’est très efficace
-> Que voulons-nous ? Des bons shonens. Quand les voulons-nous ? Maintenant !
Sans surprise, l’adaptation de ce manga fleuve a été confiée à des gens qui savent faire (A1, c’est Fairy Tale, SAO, Your Lie in April, UTA NO PRINCE SAMA, etc.). C’est très chouette, même si le chara design me laisse un peu tiède.

Noragami

Noragami

Dans les animés remarqués de l’hiver 2014, outre Space Dandy et Pupa, il y avait la très attendue adaptation de Noragami, un Shonen très efficace publié depuis fin 2010. On y suit les aventures d’un Dieu errant et oublié de tous qui va croiser la route d’une fille assez énergique pour se jeter sous un bus et mourir pour lui, devenant ainsi un demi-fantôme à son service. Le duo est rapidement rejoint par un esprit-bishonen-épée (c’est comme ça), et ensemble ils font la bagarre et les aventures avec des Yokais et des trucs. Solide techniquement (Bones), opening dantesque, une saison 2 que je materais avec plaisir la rédaction survalide. Un gros trou dans ma culture est comblé.

Shigetsu wa kimi « Your Lie in April » no Uso, aka Ma Petite Musicienne ne peut pas être si Malade aka Ultra Despair Nodame Cantabile

Shigatsu wa Kimi no Uso

Il me semblait urgent de combler ce gros vide culturel, ayant adoré le manga et entendu moult louanges sur l’animé. Bon, sans surprises, c’est très très bon après quelques épisodes. L’animation et la musique atteignent un niveau assez dingue (sans monter jusqu’à Euphonium, mais pas loin), et après quelques épisodes, l’histoire est assez bien retranscrite, ce qui ne va pas de soi tant l’original jongle en permanence avec des grenades dégoupillées sur un fil d’équilibriste au dessus d’une fosse de flammes, je me suis perdu dans ma métaphore parce que je fais des phrases trop longues mais c’est ce que j’ai ressenti en le lisant.
Évidemment, regarder l’animé en connaissant le dénouement du manga a une saveur assez douce-amère. Honnêtement, j’ai le coeur assez bien accroché alors je m’en remettrai, mais YLIA c’est tout sauf un animé feel-good malgré son début assez doux, la deuxième partie est un coup de poing dans le ventre qui fait bien mal et pour assez longtemps.
Pour rappel du pitch : un ancien prodige du piano traumatisé par sa mère mourante ne peut plus jouer de piano va rencontrer Kaori, violoniste surdouée et joyeuse qui va changer sa vie JUSQU’A CE QUE
Bref c’est très bien.

Dominion

Dominion

Dominion, j’avais vu ça en VHS y’a erm, une bonne vingtaine d’années, au moment ou je découvrais le doux paradis de la SF Japonaise des années 80 (meilleur bail). Œuvre de jeunesse de Masamune Shirow avant qu’il décide pour le meilleur et le pire de se prendre au sérieux, Dominion a été adapté en 4 OAV déclinée en diverses suites dispensables (dans mon souvenir), et j’ai donc décidé de me remater ça un peu au pif. Et étrangement c’est passé.
DANS LE TURFU, la population est noyée dans un gaz de bactéries, le crime et le mauvais saxophone règnent dans les rues, et le gouvernement décide de ramener l’ordre en déployant la TANK POLICE : des flics pourris jusqu’à l’os, violent, fous à liés, corrompus, mais armés de GROS TANK-ROBOTS, le tout sur fond d’arrivée d’une jeune recrue bricoleuse, de complots gouvernementaux et de course-poursuite à base de penis gonflables et de fioles de pipi. Sorte de Ghost in The Shell dont on aura enlevé l’aspect politique pour le remplacer par des blagues de Frank Dubosc, Dominion n’est sans doute pas la perle ultime de la SF Jap 80’s, mais ça reste un actionner décomplexé complètement zinzin à regarder, qui n’a pas spécialement subi les ravages du temps (si on accepte le 4:3 et les plages de synthé dégueu). Moins bien qu’un Appleseed ou un Dirty Pair (dans des genres différents), mais très cool quand même pour voir ce que faisait Shirow en début de carrière.

Le strip-tease des soeur puma, bon sang.
Je me souviens maintenant pourquoi j’avais aimé à l’époque. Hum.

Little Witch Academia

Little Witch Academia

Entré parce que c’était Trigger, resté parce que c’était bien. On est là au moment crucial qui va conduire à la réussite de ce studio : les mecs se sont barrés de la Gainax, ils ont encore tout à faire et à prouver (ils n’ont alors sorti qu’Inferno Cop), et ils gagnent haut la main un concours assez bien doté avec un moyen-métrage qui défonce tout sur son passage, reçoivent des sous du gouvernement, kicstartent une suite, explosent l’objectif, et puis Kill la Kill et puis voilà c’est parti mon kiki.
Ce moyen métrage, c’est Little Witch Academia, et c’est très délicieux. Y’a à peine une histoire (en gros : il y a des catastrophes dans l’Académie des Sorcières ! Est-ce que la petite Sorcière sera à la hauteur de son idole ? DES BAGARRES ET DE LA MAGIE PENDANT VINGT MINUTES S’ENSUIVENT), mais techniquement c’est un véritable délice.
A regarder pour ses couleurs, sa direction artistique, son animation, ses cadrages, son sens du rythme, la beauté, l’amour. (dispo sur Netflix pour les curieux).

TONARI NO SEKI KUN OAV&SPECIALS aka Seki mon Voisin de Classe aka Gastoon

Tonari no Seki-kun Specials

Wééééé des épisodes spéciaux de Sekikoune que j’avais pas encore vu.
Sans surprise, c’est toujours très drôle si on adhère au concept de base du mec qui fait nawak et de la fille qui arrive pas à se concentrer en cours à cause de lui. Les OAV sont un poil plus longue (10 minutes au lieu de 7) que les épisodes TV, et c’est bien que ça soit pas plus long quand-même, au-delà ça deviendrait du zèle.

Yamada-Kun and the seven Witches aka  Yamada-kun to Nananin no Majo aka Frenchkiss Bodyswap Ranma 1/2

Yamada-kun to 7-nin no Majo (TV)

Voilà une de mes rares, mais réelle vraies déceptions de ce mois-ci : on m’avait dit un bien fou du manga (et je persiste à penser que c’est à raison), mais l’anime m’a vite perdu, la faute à une réalisation brouillonne et à la volonté de concentrer beaucoup trop de choses en beaucoup trop peu d’épisodes. Rien n’est à proprement mauvais, mais rien n’est très clair non plus, tout s’enchaîne trop vite et parfois dans une relative confusion.
Le pitch est vraiment marrant, en gros, c’est un mec un peu délinquant qui découvre un jour qu’il peut échanger de corps avec des gens en leur roulant des pelles (meilleur pouvoir). Après diverses séquences de comédie pouet-pouet, il se met en quêtes des 7 sorcières de son lycée pour encore plus de pouvoirs idiots et d’échanges de corps et de roulage de pelles en tous genres. Dommage que la tentative de résumer 8 ou 9 tomes en 12 épisodes se solde par une narration bourrative et illisible.
Mais bon bref, je lirai le manga, pendant ce temps là au moins je serai pas au bistro.

Jinsei

Jinsei

Putain c’était nul. L’affiche criait « c’est nul », le générique criait « c’est nul », le chara design criait « c’est nul », la réalisation criait « c’est cheap », mais j’ai quand même vu quelques épisodes Pour la Science, et sans surprises, c’était pas très bien 😐
En bref : un type rejoint une sorte de courrier des lecteurs du lycée ou des gens demandent des avis et ou trois filles (une sportive, une littéraire, une scientifique) donnent des réponses en montrant leurs culottes ou en mouillant leurs t-shirts, pas toujours pour une raison quelconque.
Pros : en lieu et place du harem attendu, le héros n’aime qu’une seul des filles. C’est très original.
Cons : PUTAIN C’EST NUL

Jormungand aka Ugly Black Lagoon

Jormungand

Série de 2012 issue d’un genre pas si représenté au Japon, les trucs de baroudeurs militaires à travers le monde, Jormungand jouit de deux saisons réputées de bonne facture, et s’est souvent retrouvé comparé à l’excellentissime Black Lagoon. De facto, on est quelque part entre ce dernier et une ambiance à la Metal Gear : des marchands d’armes, des personnages bizarres et bigger than life qui se foutent sur la gueule, des pays exotiques, des grandes tirades sur des trucs, de la tragédie parce que la guerre ça pique les yeux, et tout ça.
Et c’est laid comme la vérole sur le visage d’un pitchoune.
Voilà, ceci étant dit, j’ai eu du mal à aller au bout pour des raisons qui sont un peu plus étayées que « ils ont des gueules triangulaires moches ». Ce show à un problème qui est un véritable épouvantail pour moi : il ne sait jamais quel ton adopter. Et ça je déteste. Une minute c’est de l’action, une autre c’est de la comédie, une autre c’est de la comédie-avec-du-caca, après ça va être pathos, puis badass, bavard puis contemplatif : Jormungand montre beaucoup d’aspect d’un truc pas très fouillé. C’est une série très large, mais pas très profonde, et c’est un peu agaçant. De même que les leçons de morale très démonstratives des différents personnages établies en même temps que le military porn obsessionnel du truc. Jormungand ne comprend jamais ce qu’il essaye de raconter. Au moins chez Kojima, c’est joli.
Ceci dit, les série de gunmen baroudeurs réalisées après 2010, y’en a vraiment pas beaucoup, alors que le style était plus présent dans les années 90 (Gunsmith Cats, Cowboy Bebop…) 2000 (Noir, Madlax, Gunslinger Girl, Black Lagoon, etc etc). Si vous êtes client du style, c’est cool à voir. Sinon, vous forcez pas.

Les animés presque dans la saison en cours (genre finis y’a moins d’un an)

Akagami no Shirayuki-Hime, aka Shirayuki aux Cheveux Rouge, Aka Japanese Blanche-Neige
Akagami no Shirayuki-hime

Pourquoi se contenter de faire une adaptation de conte de fée quand on peut en faire plein d’un coup, mélanger tous les éléments et en faire un shojo assez badass avec une héroïne plutôt dégourdie et indépendante ?
Bon, c’est une adaptation très très libre de Blanche Neige, dépoussiérée en diable, qui fait des blagues sur sa propre condition de ripoff (avec des voleurs beaux-gosses qui s’excusent d’emblée de pas être des nains). C’est très plaisant, mais je n’ai vu que le premier épisode, car c’est un point Columbo, il faut que je regarde la suite en couple.
Techniquement c’est Bones qui fait bien le taf, c’est très bien. Le manga est dispo chez nous aussi, et voilà vous savez tout.

Dagashi Kashi

Dagashi Kashi

Attention mini pavé.
Je vais commencer par coller des bouts des deux reviews les plus populaires de Dagashi sur MAL, parce que ça résume parfaitement beaucoup de choses qu’on peut dire sur cet animé

Dagashi Kashi
By Kokonotsu Yen (9 Yen, 50 Cent’s Japanese half cousin)

I’ll take you to the Dagashi shop
I’ll let you lick the watapachi-pop
Go ‘head girl don’t you stop
Keep going ’til you hit the Toppo, whoa
_____________

Tl;dr 4.4 out of 10. no oppai, no plot, lots of talking about snacks.

(notez que ce deuxième post résume bien tout ce que je considère comme le meilleur et le pire d’Internet).
Déjà, Dagashi Kashi ça ne sort pas du néant, c’est adapté d’un petit manga assez vilain mais très cool à lire entre deux autres trucs. Les chapitres sont super courts, l’humour est là, ça me fait penser un peu à Ika-Musume pour l’ambiance soleil-gag-nonsense, avec beaucoup plus de bonbons, car Dagashi Kashi parle de bonbons, et je vais donc beaucoup répéter le mot bonbon.

Le casting est minimaliste (en tout et pour tout quatre ou cinq personnages), et la structure aussi : chaque épisode est divisé en deux segments chacun consacré à un bonbon différent. Ah oui parce que voilà, on est là pour parler de bonbons (vous avais-je déjà précisé qu’il était question de bonbons ?). On se retrouve dans la confiserie rurale du père de Kokonotsu (le héros), qui s’avère être « le meilleur vendeur de bonbon au monde » ou un truc comme ça. Cherchez pas, c’est le Japon. Kokonotsu, lui, il préfère dessiner des mangas romantiques avec la fille de ses rêves dedans, sans se rendre compte que la tsundere du café du village a un gros crush sur lui. Et soudain arrive dans ce paysage estival calme et campagnard déboule la jeune, folle et sexy Hotaru, otaku des bonbons, héritière d’une multinationale de bonbons, et qui va passer beaucoup, beaucoup de temps à parler de bonbons.
Comme de bien entendu, Hotaru est le portrait craché de la fille du manga que dessine Kokonotsu, et vous pourriez penser qu’une intrigue romantique va s’enclencher, mais honnêtement : à peine. On est surtout la pour parler de bonbecs, où plutôt pour entendre Hotaru en parler et la regarder manger ses bonbons de manières plus ou moins éroticomique (le propos est cependant beaucoup plus absurde et comique que grivois à proprement parler).

J’aurais un peu de mal à expliquer pourquoi j’aime bien Dagashi Kashi alors qu’habituellement j’ai énormément de mal avec le studio Feel et ses culottes en diapositives moches, parce qu’objectivement, c’est un POIL sans intérêt. Mais il se dégage de Dagashi Kashi tout un tas de trucs qui marchent bien sur moi : De la 𝖙𝖗𝖆𝖓𝖈𝖍𝖊 𝖉𝖊 𝖛𝖎𝖊 𝖆𝖚 𝖙𝖗𝖆𝖛𝖆𝖎𝖑, du soleil, un personnage féminin fou à lier* , des paysages campagnards plaisants, un ending rigolo, et finalement, assez peu de fan service inutile. Le fait que le manga de base soit assez marrant aide pas mal à faire passer toute cette absence d’intrigue et de péripéties, et le fait qu’il ne se passe strictement rien et que tout soit concentré sur 4 personnages cache bien le côté fauché. En revanche, j’ai lu énormément de review pissed-of du fait qu’on ne voyait jamais les nichons d’Hotaru ou que l’intrigue n’allait nulle part, et j’avoue j’ai un peu de mal à voir le point : c’est vraiment un animé sur les bonbons, avec des blagues sur les bonbons et aucune forme d’enjeu. Lui reprocher de manquer d’actions ou de nichons, c’est un peu comme reprocher à un film d’André Dussolier de ne pas être Star Wars. Bref, moi j’aime plutôt bien.

* j’ai toujours un crush sur les filles batshit crazy en fiction, alors qu’IRL franchement bof. Par exemple, une fille qui rit en tapant des trucs avec une hache j’aime bien, mais je suis sûr que si elle était en 3D et devant moi j’oserai jamais lui demander son zérosisse 😦

Mobile Suit Gundam : Iron Blooded Orphans

Mobile Suit Gundam: Iron-Blooded Orphans

Laissé un peu de côté aux 2/3 de la saison, alors que j’adore toujours autant, mais pas par découragement, plutôt par heu… Souci d’intendance (j’avais pas accès à Crunchyroll pendant mes vacances, entres autres). Je rusherai la fin avant le début de la saison 2.
Mon avis éclairé sur le début de la série était dans mon résumé de juillet.

Sakamoto pour vous servir / I’m Sakamoto You Know / Sakamoto desu ga ?

Sakamoto desu ga?

Peut-être le manga le plus rigolo que j’ai lu ces trois dernières années, qui marche bien parce qu’il est assez bref et ramassé (4 tomes), Sakamoto pour vous servir en version animé c’est TRES fauché, mais c’est aussi TRES rigolo. Y’a plein d’astuces pour masquer une réalisation aux fraises, mais c’est pas grave, la plupart des gags fonctionnent quand même.
Pour rappel, Sakamoto est tellement parfait que tout le monde l’admire et qu’il ne peut être vaincu dans aucun domaine (il peut battre un frelon en faisant un duel contre son dard avec une baguette, il peut éteindre un incendie en dansant, quand on lui retire sa chaise il reste assis dans le vide, etc), et plus les gens essayent de l’embêter, plus il est parfait. C’est donc super con, mais fait avec ce faux-ton de sérieux plein de morgue qui fait mouche sur les zygomatiques. Point Columbo : je n’ai pas tout vu et je verrai la fin en duo, quand j’aurais un moment

Flying Witch

Flying Witch

Suite de mon avis de juillet maintenant que je l’ai vu en entier : c’est bien jusqu’au bout, il ne se passe rien jusqu’au bout, la rédaction aime jusqu’au bout, awww tout le monde est gentil et fait de la gentille magie awwww awwwww.

Kurayami Santa

Kurayami Santa

Alors celui-ci, il est possible que vous ne le connaissiez pas, il baigne dans une semi-obscurité, pas aidé par un concept difficile à expliquer : Santa, le fils des enfers, est envoyé pour punir les mauvais humains dans les pires endroits du Japon du miracle économique des années 60 : usines, mines, chantiers de routes, bas fonds. Armé de son petit marteau, il se promène dans des images ciné d’archives incrustée de commentaires pseudo-touristiques et punis des gens (pas toujours les coupables) en leur défonçant le crâne. Le style imite les animés des années 60, c’est en noir et blanc avec une ambiance spooky lancinante et une fin que je ne spoilerai pas mais que je résumerai au hastag #demonsVSdinosaures
Un mois après avoir vu cette série, je ne sais toujours pas quoi en penser. Le concept est meilleur que son exécution, en tout cas, mais étant donné que la saison entière dure moins d’une heure, je vous recommande d’en regarder au moins un bout histoire de dire que vous avez croisé ce truc étrange dans votre vie (BIEN SUR ce n’est pas distribué chez nous, mais rien ne vous arrête j’en suis certain)

AJIN

Ajin

Presque aussi vite lâché que commencé pour une simple raison de HIDEUR totale. C’est exactement le même problème que Berserk : tentative de passer du bon vieux dessin au CGI DEGUEULASSE qui ressemble à une cinématique PS2 en début de vie. C’est raide, c’est saccadé, c’est insupportable, indépendamment de ce que ça raconte, c’est à des années lumières de ce que font des studios occidentaux en la matière depuis cinq, dix ou vingt ans (on est quasiment au niveau de dégueu de la vieille série Donkey Kong de France 2). J’ai déjà regardé des trucs cheums (volontairement moches ou juste ratés) et c’est rarement un cockblock, mais faut pas non plus se foutre de la gueule du monde.
Je n’ai aucune idée des problèmes qui ont pu sous-tendre la production d’Ajin, et j’avoue ne pas avoir cherché à me renseigner, mais je ne trouve pas que ça soit une bonne chose qu’on ait pu donner le feu vert à un truc dans cet état. C’est produit et distribué par Netflix, et je ne sais pas si ça a pu jouer dans le process (parce que le Japon et les coprods, vous savez bien), toujours est-il qu’à mon humble avis, cette horreur aurait du rester dans les cartons.

Dance With Devils

Dance with Devils

Imaginez que vous êtes une jeune fille, que votre appartement a été détruit par des vampires, que votre mère a été capturée et que vous soyez convoquée dans la foulée par les beaux gosses magiciens du conseil étudiant. Là, leur chef se met à faire des claquettes devant vous en chantant :
Je suis le mytérieux ♫
Mec du conseil des élèves ♫
Je vais t’encorceleeeeeer ♫
Eh bien vous aurez une vague idée de ce qu’est Dance With Devil : une comédie musicale otome avec des goules et des vampires. C’est nanar comme rarement un truc a été nanar (avec des séquences surréalistes ou la fille LAISSE UN MOT CHEZ ELLE POUR DIRE OU ELLE VA SECACHER, ce genre de choses), mais bon, ça se laisse regarder pour rigolay un peu. Perso, j’ai quand-même tenu trois épisodes.

Les animés de cette saison

Berserk

Berserk (2016)

Promis mes articles de dépit amoureux arrivent bientôt~

Bananya

Bananya

C’est toujours très bien, j’en avais parlé dans mon article de juillet. La cible reste encore et toujours les bébés japonais, mais franchement, ça passe (essentiellement parce que c’est deux minutes par semaine). Je suis d’ailleurs très content que mes très, très vagues notions de japonais (inférieures à celles d’un enfant d’un an élevé au bon grain de riz local) me permettent de comprendre plein de mots même sans sous-titre.

Fudanshi Koko Seikatsu

Fudanshi Koukou Seikatsu

Comme Bananya, c’est assez heureux que ça ne dure que trois minutes à chaque fois. A vrai dire, ça devient de mieux en mieux, l’ajout du perso féminin permettant de varier les blagues (sinon c’est juste un mec qui en ship d’autres en criant « NO HOMO »). Y’a de belles petites envolées absurdes, un épisode rigolo au comicket, c’est donc toujours validé après 7 épisodes.

Kono Bijutsubu ni wa Mondai ga Aru! aka This Art Club has a Problem aka This Art Club is chiant comme du plâtre.

Kono Bijutsubu ni wa Mondai ga Aru!

Tiens, bah, même studio que Dagasi Kashi, et mon dieu que c’est CHIANT. Chaque intrigue devrait être une pastille de deux minutes, mais non, tout est étiré à l’infini pour en faire un des trucs les plus improbablement lent de cette année. Le pitch : un club d’art avec un protagoniste qui ne peut dessiner que des waifus alors que la fille qui le kiffe en secret elle voudrait qu’il dessine du VRAI ART.
C’est horrible, j’ai eu l’impression que l’épisode 2 durait UNE HEURE, d’ailleurs, un des personnages s’endort pendant que l’héroïne est en train de raconter pourquoi elle est amoureuse du héros, c’est vraiment une catastrophe, j’ai vite dropé ça au rayon valium.

Mob Psycho 100

Mob Psycho 100

Aka « le manga du mec de One Puch Man oui celui qui dessine des bonhommes bâton non celui-ci n’a pas été redessiné avant ». Mis à part que tous les persos sans exception ont la gueule de Saitama dessiné de la main gauche, c’est une des très bonne surprise de la saison. C’est sensiblement le même délire que OPM, sauf que cette fois-ci c’est avec des Espers et pas des Super-Héros. Le côté volontairement cheum n’est pas déplaisant, parce que la réalisation suit parfaitement (Bones, encore et toujours).
Bien sûr, ça manque cruellement d’enjeu so far, mais c’est avant tout un animé comique, et l’humour fait parfaitement mouche (quasiment tout est basé sur le fait que le héros est apathique et cherche à avoir une vie normale, mais ça suffit à sa peine).
Pour ceux qui y auraient échappé, l’histoire c’est celle de Mob, un collégien avec des pouvoirs télékinétiques incommensurables qui bosse à mi-temps pour un exorciste bidon et des gags et des bagarres avec des esprits et des espers en résultent.
C’est vraiment très chouette si vous aimez l’humour un peu à froid de One, très ancré dans les tropes de la vie quotidienne japonaise. En tout cas ça marche sur moi.

New Game

New Game!

C’est un poil plus intéressant (mieux rythmé, entres autres) que le truc sur le club d’art. Le manga de base étant paraît-il très chouette, je continue à regarder ça d’un oeil, mais sans y porter trop d’attention quand même par peur du diabète. Je reste fasciné par la capacité des Japonais à mettre en scène de manière mignonne et positive le fait de ne pas avoir de vie et de mourir au travail (awww).

Onara Gorou

Onara Gorou

Avez-vous un instant pour parler de notre seigneur et sauveur le 𝓹𝓻𝓸𝓾𝓽 𝓺𝓾𝓲 𝓹𝓪𝓻𝓵𝓮 ?
Plus proche d’un mix entre les Monthy Pythons et une blague de Toto va aux Toilettes que de l’animation jap traditionnelle et bénéficiant d’un intérêt concentré à 99% dans son générique de fin, Onara Gorou est mine de rien assez sympa.
Dans un lycée qui semble peuplé en grande majorité de délinquants, les problèmes sont résolus par les bons conseils de Goro le Prout, un pet humanoïde sorti des fesses d’un vieil homme. Il n’y a sincèrement pas grand-chose d’autre à dire, c’est absurde, assez répétitif, et franchement poilant si comme moi vous êtes fan des blagues pipi-caca. J’imagine que vous savez déjà un peu d’instinct si vous êtes le public cible ou pas.

Orange

Orange

C’était une de mes attentes principales pour cette saison parce que le manga est vraiment très bien, et, mis à part une animation un peu fauchée d’un studio un peu fauché qui délègue un peu à des mauvais sous-traitant chinois, la bonne surprise est au rendez-vous, c’est vraiment très bien. Adaptation fidèle, rythmée, émouvante d’un des meilleurs shojos de ces dernières années.
On nous raconte la belle et un peu mélancolique histoire d’une fille qui reçoit des lettres d’elle-même dans le futur, lettres qui annoncent une tragédie à venir qu’elle va devoir tout faire pour éviter. Mais plus que ça, Orange est aussi une belle histoire sur l’amitié masculine, sur le sacrifice, sur les conséquences et sur l’Amour. Attendez vous quand-même à une conclusion qui saute vaguement le requin sur les « explications » du voyage dans le temps, mais vous savez ce qui est important. Vous le savez non ? Me forcez pas à le dire.
Sérieux.
Me forcez-pas.
Bon, ok, c’est le voyage.

Food Wars 2nd Service aka Shokugeki no Soma ni no Sara aka BOUFFE BAGARRE LE RETOUR

Shokugeki no Souma: Ni no Sara

J’avais adoré la saison 1 malgré ses énormes défauts et son fanservice craspouille étendu en long en large et en travers : j’aime encore plus la saison 2, mieux rythmée, débarrassée de beaucoup de ses problèmes. Tout va très vite, tout est très cool, la saison est centrée sur l’arc des finales des élections d’automne ce qui implique : des tournois de bouffe, encore des tournois de bouffe et toujours des tournois de bouffe, sans aucune autre scorie, et c’est très bien comme ça.
Indispensable d’avoir vu la saison un, par contre, c’est la suite directe.

Fukigen na Mononokean

Fukigen na Mononokean

Pas trop mon kick alors je l’ai lâché assez vite, mais si vous êtes du genre à regarder TOUS les animés avec des Yokai, ça passe. C’est un mec qui rate le début de son année de lycée à cause d’un Yokai et qui, en deux coups de péripétie, va se retrouver disciple d’une sorte d’exorciste qui est aussi le beau gosse de sa classe. C’est sympa, sans plus, un peu moche, bon, comme le truc du prout vous savez un peu d’instinct si vous aimez ou pas, non ?

Dans la poubelle

Sinon, pour le droit de suite de l’article de juillet : j’ai bien entendu lâché Big Order  car c’était franchement ridicule, Ping-Pong parce que j’arrivais vraiment pas avec le style, a mon grand regret Terror in Resonance malgré ses qualités techniques parfaite le scénar était trop mongolo, Mainichii Okaasan parce que bon c’est vraiment trop japonais, Noucoume lâché pas longtemps avant la fin parce que c’était vraiment très gênant.

Conclusion

Mes recos pour ce mois-ci sur les animés diffusés en ce moment : Fukigen (si vous aimez les Yokai), Bouffe Bagarre (si vous avez aimé la saison 1), Orange (si vous avez un coeur), Goro le Prout (si vous aimez les PROUTS), Mob Psycho 100 (si la laideur ne vous rebute pas), Bananya (si vous avez su garder votre âme de bébé)

Mes recos pour les trucs plus anciens : Katanagatari , Seven Deadly Sins, Noragami, Your Lie in April, Dominion, Little Witch Academia, Machine aux cheveux rouges, Dagashi Kashi, Flying Witch.

Le mois de septembre devrait être plus calme, vu que c’est plus les vacances, mais je vais essayer de garder un bon rythme en attendant les 🅐🅝🅘🅜🅔🅢 🅓🅔 🅛’🅐🅤🅣🅞🅜🅝🅔 dont je ne manquerai pas de vous présenter mes favoris sous peu.

En attendant, vous pouvez retrouver tous mes articles de japanime icitte. Ou me stalker sur My Anime List pour constater qu’hélas, je n’ai toujours pas vu la saison 2 de Durarara.

3 réflexions au sujet de « Japanime été 2016 : Bilan du Mois (2) »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s