Faut-il interdire les brocantes dans la rue ?

Vous savez ce qui me heurte, en tant que citoyen agnostique, patriote et de bon goût, élevé au bon lait de l’école communale ? Les brocantes. Je peux même dire que ça me trigger à chaque deuxième dimanche du mois, quand tous ces gens qu’on dit respectables viennent étaler leurs affaires, avec l’accord de la République décadente, juste sous mes fenêtres, là ou ne devrait trôner qu’un paisible parking sans histoire.

OUI, les Brocantes sont un problème

Les brocantes, à bien y penser, représentent tout ce que l’on peut haïr dans ce siècle. Elles constituent, et c’est le premier, mais pas le plus important des problèmes, un véritable cauchemar écologique et médical. Embouteillages, déviations, afflux de voitures, mobilisation de personnel, camionnettes partout, stand de merguez cancérigènes, frites aux huiles saturées, gros débile qui laisse la clim de son camion tourner, le savez-vous ? Une brocante moyenne utilise au moins 0.2 Gigowatt d’énergie qui ne sera pas réinvestie dans l’économie émergente. Et c’est comme ça qu’on veut sauver la France.

Et puis, au nom de quoi un groupe d’individu, parce que soi-disant unis par une même passion « innocente » se sentent autorisés à bloquer pendant une matinée voire une journée entière qui un parking municipal, qui la grand-rue du village, mobilisant dans leur folie égoïste des agents territoriaux chargés de poser les barrières cerclant leur folie. Ah, bravo, belle utilisation des maigres et ressources publiques. Belle solidarité en vérité.

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Fatras hideux, empilement délirant alors que nous sommes déjà presque 8 milliards sur Terre

Les brocantes posent un problème économique, sans-cesse tu et retu par les merdias® aux ordres de qui-vous savez. Suçant la moelle des plus pauvres en vidant les Emmaüs, grévant de manière inacceptable les échoppes respectables des prêteurs sur gage et autres Cash Converters, les brocantes, dans un silence généralisé, contribuent chaque jour un peu plus à l’Uberisation du monde, et cela fait une bonne trentaine d’année que la France chute, entres autres par leur faute.

Car qui sont ils, ces « sympathiques » chineurs « modérés » qu’on nous vante tant ? Quiconque a déjà mis les pieds dans ces no-go-zones ne sait très bien : loin du jovial petit moustachu folklorique vidant le grenier de son papy, le brocanteur fait de la hideur et de l’immondice son territoire de vermine dont il est le roi Paresseux, avachi, aux sujets toujours plus nombreux et voûté, grimaçant pour vendre l’objet de ce qui est sans doute le recel d’objets à la provenance toujours douteuse. Car d’où viennent, au fond, ces tasses oranges, ces assiettes bretonnes et ces vieux walkmen aux ressorts démolis ? JE n’ai pas la réponse, mais je VOUS laisse imaginer.

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Oui, les brocantes sont une verrue sur l’urbanisme, le relativisme culturel dans son action la plus épouvantable. Mais oh, encore, dans ce siècle ou l’on sait à peine lire, ou l’on a sacrifié la musique sur l’autel du bruit, le cinéma dans le temple du clip, où plus rien ne compte pour la jeunesse à part les jeux vidéo et devenir « un Youtubeur », on ne saurait sans doute qu’accepter, au nom de la sacrosainte tolérance, la présence au sein de l’agora de ces tréteaux de la honte. Mais je tiens à ce que vous ne perdiez pas de vue que votre tolérance de bisounours se cache aussi, larvé et avançant en suintant par tous ses pores goblinoïdes, un cheval de Troie difforme : celui qui consiste, pierre par pierre, à démonter la cruciale Laïcité pour la remplacer par la pensée unique, spectrale et chthuléenne de la RELIGION CATHOLIQUE.

Il faut être naïf pour croire que c’est autre chose que de la propagande

Car enfin, si l’on passe sur le simple aspect du brocanteur, qui mêle ses gros colliers-crucifix en pacotille, reposant mollement sur un marcel à imprimé Johnny, si on passe sur les vieilles bigotes rabougries sous leur foulard tentant d’écouler les médailles de guerres de leur mari mort pour la France, les brocantes sont avant tout l’étalage, en pleine lumière et en pleine place publique de tout le fatras de propagande chrétienne produite depuis circa le milieu du 19è siècle. Non ancêtres n’ont-ils donc tant lutté que pour que circulent encore, à une période ou le futur est à portée de demain, ces artefacts préhistoriques étalant ostensiblement une foi rétrograde, dépassée et provocante dans un espace public supposément neutre et séculaire ?

Devons-nous vraiment supporter ces étals infini de vieux hebdomadaires jeunesses catholiques, ces assiettes de la Vierge Marie, ces statuettes de saints, ces crucifix rouillés, ces posters d’église, ces missels usés, ces médaillons de communiants étalés au vue et au su de tout le monde, y compris des plus jeunes et des plus influençables ?

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Folklore pour les uns, innocente manifestation de la foi, voire hérésie de marchands du temple pour les plus naïfs, mais cet étalage continu de propagande catholique ne peut à mes yeux apparaître autrement que comme une manifestation insupportable de prosélytisme, une volonté de faire circuler encore plus, et sous l’oeil torve et malveillant d’une Marianne assoupie, le pire de la « religion » chrétienne. Croyez-vous que nous pourrons longtemps préserver les enfants de devenir moines et chanoinesses si, une semaine sur deux, ils se retrouvent face à un patriarche trônant depuis sa caravane, croix autour du cou, en train de vendre des soupières à imprimé de Sainte Anne ?

Laisser proliférer ce genre d’individus, qui ont pourtant parfaitement le droit de faire ce genre de choses à l’abri de leur jardin ou de leur terrain privé, c’est acter le renoncement final à la protection des agnostiques et des athées de ce pays. Aujourd’hui, cela semble innocent, car c’est, et chacun en conviendra, un épiphénomène. Mais si rien n’est fait, ce sont, demain, des hordes toujours plus massives de chrétiens qui repeindront leurs intérieurs de tasses Saint-Pierre, de bréviaires de bonnes manières paroissiales et de vinyles de discours de Jean-Paul II. Où serez-vous quand, un beau jour, vous vous rendrez-compte que votre voisin de palier est désormais obligé d’arborer un tatouage « J’♥ Jésus et Maman » pour ne pas subir les foudres de sa communauté. Vous aurez alors eu beau jeu de vous être retranché derrière la « constitution » alors que par simple lâcheté vous n’étiez en réalité qu’un agent au service des brocatholiques-intégristes. Et demain, l’enchaînement, la catastrophe sera irréversible : des hordes de Croisés massacreront comme au bon vieux temps la population de Marmande, on clouera les sorcières aux portes des Granges et on verra errer dans les rues des femmes hagardes, Col Claudette et serre-tête en velours, tituber jusqu’à la nef la plus proche pour noyer leurs quatorze bambins dans l’eau bénite et croupie de la nef la plus proche. La télévision ne sera plus qu’une série de webcams distillant des images premiums de tous les confessionnaux de France, et c’est ainsi que mourra la liberté, entre deux pater et trois avés.

Quand à l’argument qui viendrait jouer un pipeau plein de fiel pour souligner que sans de tels événements, les demi-obèses sexagénaires surnommés « La Marie-Jo » ou « Gros Gaston »seraient cloitrés chez eux à descendre une bière au quart d’heure en attendant les allocs plutôt que de profiter du grand air et de vider leur garage, permettez-moi de rire ! Au nom de quoi l’incapacité d’une certaine population à s’intégrer dans les valeurs nationales actuelles devrait nous apitoyer ? Est-ce toujours à la voie publique de se plier à la tyrannie des minorités, où à la collectivité nationale de s’accorder sur des règles saines et raisonnable qui n’agacent au fond qu’une minorité d’associations progressistes à l’agenda trouble ? Essayer d’expliquer ces comportements, c’est déjà, dans une large mesure, les excuser.

Un moratoire, au minimum

En cette période d’Etat d’Urgence, alors que nos soldats sont épuisés, est-il normal que se poursuivent dans l’impunité totale, avec l’appui de quelques maires achetant la paix sociale à coup de décisions clientélistes irresponsables, des événements mobilisateurs de temps et d’énergie, perturbant sans conteste l’Ordre Public™ ? Que nos parkings, avenues et places de marchés, demeurent encore et toujours la proie de cette propagande silencieuse au service de facteurs d’objets religieux, souvent situés à l’étranger qui savent très bien quel modèle de société ils veulent finir par imposer à la France.

Le minimum serait au moins, le temps que la situation du pays s’éloigne et que de nouvelles règles en matière de Brocante Française soient établies par les autorités, d’imposer un moratoire sur la tenue de toute nouvelle brocante, vide-grenier, vente d’escalier, kermesse, braderie dans l’espace public. Et, bien entendu, si jamais des particuliers, au nom de leur foi personnelle, en venaient à contourner le dispositif en louant des salles privées pour pratiquer leur « loisir », il faudrait que cela se fasse dans les lois de la République, c’est à dire en ne rajoutant pas la provocation à la provocation : en fermant ces événements aux non-brocanteurs.

Je conclurais en signalant à ceux qui ne sont pas encore convaincus que si rien n’est fait dans ce pays, si les élites ne s’emparent pas enfin de cette question, dans moins de DIX ANS, nous seront tous sans exceptions sous le joug des brocanteurs. Oh, des prédicateurs auront beau vous promettre que ça sera un monde merveilleux, enchanté et enchanteur comme ceci :

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La réalité, derrière le glamour de la propagande, vous pouvez déjà la constater à chaque fois que ces gens occupent votre rue sans vous demander votre avis, la réalité est toute autre, comme en témoigne ces véritables photos de terrain… VOUS, dans quelques années, si rien n’est fait !

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Coïncidence, sans doute…

Mais bien sur, #padamalgam…
Car il ne faudrait pas trop froisser messieurs les ronds-de-cuir, dans leur Tour d’Ivoire… !!

 

 

 

(sinon petite annonce : si vous êtes candidat en 2017, je fais votre comm pour moitié moins cher qu’un mec qui a fait une école pour ça. Je réduis même les frais si je peux télétravailler.
PS : je bouffe à tous les rateliers.
PPS : je suis pas du genre fidèle à me sacrifier pour vous, mais je veux bien m’excuser de trucs à votre place contre rémunération)

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