Anime Was a Seasonal Mistake, Automne 1998

Nous sommes fin 1998, l’animation japonaise roule tranquillement sur des rails bien tracés : il y a un peu de thune dans les caisses, les produits s’exportent bien, le passage au numérique est encore une problématique lointaine, et franchement, tout baigne. La dernière saison de cette belle année commence (tiens c’est en septembre 98 que j’ai acheté Animeland pour la première fois). Comme d’habitude je ne vais parler que des animés que je connais.

TELEVISION

KareKano (ou Kareshi Kanojou no Jijou pour les puristes)

Kareshi Kanojo no Jijou

La Gainax à l’époque où tout allait bien, mais ou tout était déjà fait à l’arrache, façon punk tantôt génial, tantôt ridicule. Adaptation d’un très bon shojo fleuve qui adopte un pitch qu’on reverra 1646635461 fois par la suite (la fille parfaite qui a un double visageet le mec qui sait la vérité sur elle), KareKano c’est avant tout une expérience visuelle et sonore complètement folle. C’est inventif, rythmé (à l’image de son générique zinzin), drôle et survolté… Et parfois c’est terriblement mal foutu. Problème de scripts, intrigues déséquilibrées, chara design qui se barre en sucette (de plus en plus d’épisode en épisode). Mais jetez-y quand-même un coup d’oeil, c’est vraiment intéressant, ne serait-ce que pour voir un couple shojo évoluer BEAUCOUP PLUS VITE que dans bien des oeuvres ultérieures (si vous voyez ce que je veux dire).

Bubblegum Crisis Tokyo 2040

Bubblegum Crisis Tokyo 2040

Tentative assez maladroite de suite/reboot de Bubblegum Crisis, série d’OAV de SF de la fin des années 80. C’est vraiment pas très bien (le chara design est strawberry, y’a aucune production value, c’est criard…). Plus une curiosité pour les fans de la première heure qu’un indispensable.

Orphen

Majutsushi Orphen

Adaptée d’une série de LN alors assez populaire au Japon. C’est de la fantasy japonaise assez lambda, avec un magicien bogoss et des sidekick énervants. La série est arrivée chez nous initialement via un jeu du tout début de la PS2 (il n’était pas bien si vous vous demandiez), puis a été diffusé sur TF6 en 2001. Putain, TF6, c’est tellement 2001 comme nom.
Bon, à part ça, Orphen c’était sympa, mais déjà extrêmement oubliable à l’époque. Loin d’être important dans votre cursus honorum d’Otaque.

Gasaraki

Gasaraki

Alors que la Sunrise peinait à refourguer un Cowboy Bebop dont personne ne voulait (trop violent, trop expérimental) et qui finira sur une chaîne à péage diffusé n’importe comment, ils étaient parallèlement en train de dérouler une PUTAIN DE MACHINE DE GUERRE. Gasaraki, l’animé qui va révolutionner les méchas, l’animation et l’Art en général, sans doute. Sauf que non, c’était vraiment de la merde. Gasaraki a été oubliée et enterrée dans le Désert de la Mort immédiatement après une diffusion catastrophique. Mauvaises audiences, plot bancal, design dégueulasse et manque d’intérêt global, c’était très gênant. Au moment de la diffusion, tout le monde comprend que le studio a clairement parié sur le mauvais cheval. Cowboy Bebop se verra rallongé d’une demi-saison et Gasaraki sera rangé au rang des catastrophes industrielles un peu honteuses.
J’ai vu Gasaraki (j’ai même acheté le coffret DVD par curiosité, pour tout vous dire). Loin d’être le pire animé de tous les temps malgré une technique à la ramasse et une iuntrigue horriblement confuse, c’est juste mauvais. Ni plus, ni moins que mauvais.

Master Keaton

Master Keaton

Comme toutes les adaptations de Urasawa-sensei, c’est plutôt fidèle au manga d’origine, publié et republié chez nous un grand nombre de fois. Loin d’être le meilleur de ses travaux, on y suit les aventures ô combien procédurales d’un archéologue bossant pour un cabinet d’assurance, et chargé de résoudre tout un tas de mystères. C’est le manga ou Urasawa commence à montrer sa passion pour les voyages et les mystères (il sort de 20 ans à publier des mangas de sport…). On préférera largement Monster, qui sortira quelques années plus tard. Cependant, Master Keaton ça se regarde volontiers si on aime le style détective. Les coffrets se trouvent très facilement à 5€ dans toutes les bonnes Foir’Fouille.

Saber Marionette J to X

Saber Marionette J to X

Troisième (quatrième ?) itération de cet animé complètement mongole avec son design DEGUEULASSE même au regard des standards nineties. Pour rappel, c’est l’histoire d’un monde merveilleux où les seules femmes sont des robots au service des hommes, JPP. C’est vraiment, vraiment très laid.

Devilman Lady

Devilman Lady

Spin of du Devilman d’un Go Nagai déjà un peu gâteux. C’est toujours le même truc à base de démons, de nichons partout et de guro, mais en nettement moins inspiré. Vous connaissez mon kink bizarre pour les démones et les succubes, mais j’ai quand-même un minimum d’exigence.

Eat Man 98

Eat-Man '98

Saison 2 de Mange-Bonhomme, une série où un mercenaire fait tout un tas de trucs badass en grinçant des dents. C’est indus, le héros s’appelle CRANK BOLT, y’a de la techno-magie, bref, c’est de la SF hard boiled des nineties… Et c’est pas très bien.

Kaiketsu Jouki Tanteidan

Kaiketsu Jouki Tanteidan

Les Fabuleux VAPEUR DETECTIVE (oui, c’était le titre français du manga paru chez Manga Player). Là aussi quoi de plus 1998 qu’une meuf a gros eins et un mec en long trech-coat qui font des trucs dans des robots à vapeur. C’est ni bon ni mauvais, c’est juste très mauvais et c’est très très daté. C’est du Kia Asamiya, peut-être le mangaka que j’associe le plus aux années 90 (il a pas fait grand-chose après cette décennie) tant au niveau du style que des intrigues (ero-techno-mystique assez random). C’est son manga le plus anecdotique, so is ze dessin animu.

OAV

Blue Submarine 6

Ao no 6-gou

Hé les mecs, et si on faisait un animé en IMAGE DE SYNTHESE ?
Mauvaise idée de l’année, toute les années, qui trouve son origine dans ce Blue Submarine 6. Néanmoins, c’est vraiment BEAUCOUP MIEUX FOUTU que ce que fait Polygon Pictures aujourd’hui, alors que ça a été pondu vingt ans avant. Bon et sinon c’est une histoire d’alien et de sous-marin, c’est très martial, et tout se tenait assez bien. C’est globalement vilain, mais très regardable. La curiosité de ce premier essai japonais de CGI dégueux peut attirer l’attention, à vous de voir.

 

Slayers Excellent

Slayers Excellent

Trois petites OAV pour Slayers, toujours en explorant l’arc du passé de la magicienne Lina Inverse, quand elle traînait avec une magicienne nudiste batshit crazy quand elle avait 14 ans. Beaucoup moins moche mais beaucoup plus con que les séries TV, c’est plus un enchaînement interminable de gags pouet-pouet qu’autre chose. Pour les amateurs de Slayers comme moi.

HENTAI

Pia Carrot 2

Pia Carrot e Youkoso!! 2

MEH. C’était la suite d’un truc assez vanilla et romantique (la rédaction aime), mais c’était vraiment laid avec un rythme très lent. Le genre ou tu payes ta scène de cul par 20 minutes de trucs gnangnan et de gags poussifs.

Dragon Knight 4

Dragon Knight 4

SUPERMEH. C’est, pour faire très vite, une version érotique des chroniques de la guerre de Lodoss. Et c’est chiant comme douze mille sacs de plâtre.

BILAN

Probablement pas le meilleur cru de la période 1998-1999, cet automne est un peu coincé entre les mastodontes qui viennent juste avant (Lain, Cowboy Bebop, Trigun, Sakura…) et ceux qui s’apprêtent à arriver un peu après (GTO, One Piece). On se souviendra surtout du naufrage Gasaraki et du bon moment passé devant KareKano, et tout le reste oscille entre le bof- et le moyen+.

N’hésitez pas à aller consulter ici-même des résumés de saison un peu plus motivants.

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