Atelier Iris v Persona Revelations

Toujours dans les archives de l’été 2008, je vous ai retrouvé cet étrange duel entre les JRPG Atelier Iris et Persona 1
Comme si Persona 1 avait eu la moindre chance de gagner. Si j’ai des ajouts so 2016 ils seront en italique.

ATELIER IRIS V PERSONA REVELATIONS

Aujourd’hui, nous allons dans la joie prouver que l’Originalité n’est pas morte. Car a mon avis, personne sur Terre n’avait encore fait un match de comparaison entre Atelier Iris Eternal Mana et Persona Revelations, et ce pour de nombreuses raisons (cette intro vaut une note éliminatoire au bac). La plupart de ces raisons tiennent dans le fait que bien peu de gens ont du jouer à ces deux jeux et à y avoir trouvé assez d’intérêt pour y puiser la substance d’un deathmatch.

Je ne ferais pas de longues phrases alambiquées destinées à prouver que j’ai un plus gros zizi que les mecs qui se contentent de comparer les Final Fantasy entre eux, et j’entrerai immédiatement dans le vif du sujet, comme un noble décapitant à la main un de ses vassal.

DEATH MATCH !!!!1!!

REVELATIONS_Persona VS atelier_iris__eternal_mana_japon

Round 1
Pitch de Base

Atelier Iris : Un type du nom de Klein se ballade un peu au pif pour devenir Alchimiste. Il s’arrête dans une ville magique et vit de nombreuses aventures avec une catgirl, une fille clone, un mystérieux guerrier, un alcoolique et oh mon dieu tout ceci n’est pas très travaillé.

Persona Revelations : Vous êtes un lycéen dans une ville Japonaise quelconque. Après avoir joué à invoquer des esprits avec vos amis, vous êtes possédés par des Dieux. Une longue quête à base de mondes parallèles et de bébés fantôme s’engage.

Soyons honnête, cette manche est remportée par Persona. MARK DANCED CRAZY

Round 2
Concept du jeu.

Atelier Iris : Le jeu est un RPG on ne peut plus classique, à une énorme exception près : comme tous les autres jeux de la série des Atelier, il implique aussi la collecte d’objets, d’éléments et de morceaux divers de trucs afin de créer soi même des objets, aliments, armes, etc. à base de recettes.

Persona : le jeu est un RPG pas si classique que ça, puisque situé en milieu urbain, dans notre monde. Sa principale originalité est le fait que vos personnages puissent équiper des « Persona » (en gros, des bonnes vieilles invocs) qui déterminent leurs pouvoirs magiques.

Là, je dirais égalité. Et aujourd’hui, Persona GAGNERAIT parce que PUTAIN Y’EN A MARRE DU CRAFT.

Round 3
Scenario

Atelier Iris : Dans AR1, le scénario est EXTREMEMENT anecdotique, la trame du jeu, balancée à peu près totalement dès le début, étant surtout prétexte à vous faire aller d’un point A à un point B (ou plutôt d’un point A à B à A’ à B’ à A »… > Le jeu réutilise beaucoup les mêmes donjons de manière différente).

Persona Revelations : Bien qu’effroyablement flou et peu dissert, le scénario est bien mené, et vous fait visiter de nombreux endroits. Malheureusement, le côté très peu bavard de l’intrigue (contrairement aux personnages, qui ont toujours un grille pain à dire) vous laisse toujours un peu dans l’expectative de ce qu’il faut faire.

Un léger avantage (par défaut) à Persona. MARK DANCED CRAZY
Notes de 2016 : Non seulement en y repensant le scenario d’Atelier Iris est BIEN MEILLEUR que celui du premier Persona, entres autre à cause de son formidable dernier tiers -que j’avais pas encore du faire à l’époque), mais en plus je balance le concept de grille-pain sans l’expliquer.
Donc, un grille-pain, dans le langage RPG Maker des années 90, ce sont ces phrases horribles d’inintérêt balancées par les NPC dans les villes, de type « mon grille-pain est tombé en panne ».

Round 4
Quêtes

Atelier Iris : Certainement un des plus gros points forts d’AR1.

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En fait, 75% de ce jeu est composé de quêtes annexes. Les interractions innombrables entre personnages et avec les PNJ aidant à ne jamais se faire chier, c’est toujours avec plaisir qu’on traverse la carte à la recherche d’ingrédients, de livres de recettes, de coffres cachés et d’autres centaines de trucs.
De nombreuxes quêtes sont d’ailleurs absolument facultatives et sans incidences sur le jeu, comme le fait de rassembler tous les objets du jeu (plusieurs centaines) pour débloquer des bonus (OST, artworks…)
Un vrai bonheur.

Persona :

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RAHHHHHHHH MAIS OU EST LA SNOW QUEEN QUEST PUTAIN DE VERSION AMERICAINE DE MES DEUX SKYBLOGS ? C’ETAIT LA SEULE VRAIE QUETE ANNEXE, Y’AVAIT DES DONJONS DE 16H DE LONG SANS SAUVEGARDE ET UN PUTAIN DE SCENAR ALTERNATIF (parraît-il).

Victoire sans appel d’Atelier Iris.
Là encore, inversion totale des courbes sur les épisodes ultérieurs, je ne ferais même pas l’affront à Persona 4 de comparer ses quêtes à Atelier Meruru.

Round 5
Combats

Atelier Iris : Plutôt dynamiques sans avoir non plus beaucoup d’originalité, les combats d’AR1 sont surtout intéressants pour le fait que les personnages soient sufisamment spécialisés pour qu’on alterne assez souvent entre les six jouables selon le type d’ennemi en présence. Point positif : les affectations d’état sont utiles ! C’est assez rare pour être signalé.

Persona : Les combats sont passionnants à plusieurs titres. Déjà parce que chaque personnage a trois manières d’attaquer : arme à feu, arme blanche ou magie, chaque monstre répondant de manière fort différente à chaque attaque. Mais surtout, c’est la possibilité de discuter avec chaque monstre qui fait tout le sel des combats (et même de tout le jeu) de Persona.
Oui, oui, vous pouvez « danser langoureusement » devant un ballon de basket démoniaque pour le convaincre de vous donner une pierre magique. Je passe sur les détails, sachez que c’est assez compliqué pour représenter un intérêt, et pas trop compliqué pour être complètement inutile.

Un point à Persona pour les efforts d’originalité. MARK DANCED CRAZY

Round 6
Challenge

Atelier Iris : Tout dépend de ce que vous cherchez. Récolter tous les items/recettes/synthèses est plutôt ardu. Par contre, s’il s’agit simplement de finir le jeu, vous ne verrez probablement quasiment jamais l’écran de Game Over (attention, je ne dis pas que c’est un RPG « facile ». Les combats sont même plutôt bourrins, et les PJ assez faiblards niveau PV, mais il est aussi extrêmement facile de faire du levelling très rapidement…).

Persona : RAPEFEST ! Le moindre monstre peut vous foutre en l’air en deux tour, que vous ayez fait du levelling ou non. Les boss ont un nombre quasiment biblique de points de vie. Vous, pas. N’espérez pas récupérer des points de vie en combat, vous n’avez pas le temps. Et les donjons sont gargantuesques.

Un point à Atelier Iris qui a un challenge plus humain. Persona est vraiment trop difficile pour que ça en fasse un point favorable

Nb : la difficulté est beaucoup plus tempérée à partir de P3. Si j’ai réussi à les finir, vous pouvez aussi.

Round 7
Graphismes

Atelier Iris : A part les Sprites qui sont écrasés et plutôt moches, insérez ici un ensemble compact de phrases niaises sur les océans de couleurs, d’effets kawaï et de « oh la la on dirait [quelque chose] of mana. »

Persona :

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Sans déconner, même pour de la Snes, c’est limite.

Atelier Iris wins.

Round 8
Durée de Vie

Atelier Iris : En ligne droite, une vingtaine d’heures. En louvoyant dans les sous-quête, on peut aller jusqu’à 30 ou 35. C’est beaucoup pour un jeu de ping pong, mais pas énorme pour un rpg.

Persona : En ligne droite, comptez de 50 à 80 heures. Si vous parlez japonais, la Snow Queen Quest est réputée ajouter une trentaine d’heure au bas mot.

Persona est grand vainqueur avec ses donjons à la Might And Magic V.
Mark Danced Crazy.

Round 9
« Fun »

Atelier Iris : AR est drôle, prenant, amusant. Bien sûr, ici rien de très « dark » à attendre, vous incarnez des gens à peine concernés par leur rôle de sauveur du monde, plus occupés à boire, manger et faire les courses pour des lutins que de s’enchaîner les donjons. Le côté amusant de la chasse aux ingrédients est surprenant, et le fait qu’il n’y ait pas le moindre temps mort dans les sous-quêtes ajoute à l’intérêt global.

Persona :

2

Voici un apperçu de l’humour du jeu. Si vous avez ri, consultez votre psychiatre. Les donjons sont rigides et chiants, les dialogues sont lents, et globalement, le seul raffraîchissement dans tout cela est constitué des dialogues entre vous et les démons pendant les phases de négociation.

Atelier Iris gagne.

Alors oui, je fait d’avoir joué à la version US toute pétée et traduite avec le cul n’aide probablement pas MARK A DANSER COMME UN FOU. J’en reparle après.

Round 10
Bande Son.

Atelier Iris : Les thèmes sont appaisants, avec quelques bons morceaux qui restent en tête. Jamais crispant. Le doublage anglais est correct, sans plus, les voix japonaises nettement plus convainquantes.

Persona : Le peu de voix est constitué de cris énervants et de cinématiques très peu convainquantes. Les musiques sont ou absentes, ou pas mal. Un bon point pour la chanson débile entendue chez le pharmacien.

Atelier Iris l’emporte encore, je le crains.

Round 11
Localisation

Atelier Iris : Très propre. Rien de particulier à dire.

Persona :

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Elle est rentrée dans l’histoire du RPG pour son ratage à peu près complet. Enormes morceaux retirés ou modifiés, personnages redessinés pour devenir « occidentaux », adaptations bâclées, dialogues mous et incompréhensibles, je n’avais pas vu un tel truc depuis les fansubs de la saison 4 de Docteur House. c’est sans doute la référence la plus 2008 de tous les temps.
Le point culminant étant le personnage de Marc, transformé en token ethnique qui aime bien danser et faire des blagues qui commencent par « wassup ». C’est limite presque dérangeant. MARK LIVE MATTER

Atelier Iris l’emporte haut la main, sauf pour les amateurs d’énormes nanars.

Round 12
Replay value

Atelier Iris : Pour ainsi dire pas énorme. Une fois que c’est fait, c’est fait, il n’y a rien de spécial à « rater » dans le jeu.

Persona : Pour le coup, très importante. Tous les personnages et tous les Persona ne sont pas déblocables lors du premier run. En même temps, après, faut encore avoir envie de refaire Persona premier du nom…

Persona marque un point.

ET LE VAINQUEUR DE CE DEATHMATCH EST….

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ATELIER IRIS ETERNL MANA SUR LE SCORE DE 7 à 5

La semaine prochaine, nous opposeronts le Brésil et le Tibet à un formidable match de samba. ON DANSERA COMME DES FOUS.

Tous mes articles vidéoludiques traînent par-là.

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